Les portes sont grandes ouvertes pour une cession du matricule de Péruwelz à l'Excelsior qui pourrait ainsi reprendre vie en nationale 3.
Marc FION
Ainsi que nous le signalions dans notre précédente édition du Courrier, une assemblée
générale extraordinaire du RRC Péruwelz s'est tenue samedi matin. Dix-huit de
ses vingt membres étaient présents autour du président Claude Vermeersch pour
examiner la possible cession du matricule du club à l'Excelsior de Mouscron.
Cela permettrait aux « Hurlus », en cas de faillite des derniers projets de
reprise de l'activité en D1, de redémarrer leur pratique sportive au niveau de
la nationale 3.
Au cours de cette AG, prélude à une autre réunion programmée début janvier, le principe de négociations avancées avec l'Excelsior a été entériné par les membres. Le Racing ne semble pas s'être étendu en prolégomènes : « Nous attendons une proposition de l'Excelsior, nous confessait Claude Vermeersch. C'est de chez eux que doit venir la base de la négociation et, pour cela, je fais confiance en Edward Van Daele qui me semble le plus qualifié. J'ai eu un premier contact avec lui ainsi qu'avec le président de l'IEG, Michel Franceus, et Damien Yzerbyt. D'après ce qui a été dit au cours de cette réunion, les Mouscronnois sont bien décidés à suivre cette piste. » En cette période festive, Claude Vermeersch entend donc bien se transformer en Père Noël. « Mais, précise-t-il, je ne suis pas Dieu... Bien des choses peuvent encore se passer. Je suis cependant confiant ; il faut y croire ! » Et le médecin péruwelzien est disposé à s'investir au chevet de ce matricule 216 à la sauce hurlue : « Financièrement, c'est fini ; j'arrête. Mais si j'ai la garantie de me retrouver dans un club qui ne dérive plus, je suis d'accord de me mettre à son service, physiquement et intellectuellement. Je suis un peu amer de l'expérience péruwelziene mais je suis aussi un battant. Et une nouvelle aventure n'est pas pour me déplaire, même si je suis devenu plus réaliste. »
« La ville, c'est le stade »Du côté de Damien Yzerbyt, on admet que l'on planche sur ce « plan B ». « L'espoir de lever un investisseur qui poserait 3,5 millions d'euros sur la table me semble s'éloigner. Et croire que l'on va trouver sept personnes susceptibles de mettre bout à bout la somme de 500 000 euros me paraît tout autant illusoire. Je suis un optimiste de nature, mais il faut raison garder. » OEuvrant en qualité de représentant de la ville, Damien Yzerbyt avoue travailler en coordination avec Michel Franceus pour l'intercommunale et Edward Van Daele. Il oeuvre également en lien avec le mandataire de justice, Me Zeinner, le ministre Antoine... mais aussi avec les représentants du Futurosport. « On ne peut pas encore dire grand-chose au stade où nous en sommes. Mais un protocole est à l'étude pour définir les étapes de ce rapprochement avec Péruwelz. Déjà nous travaillons à la consolidation de la future structure de façon à sortir du modèle de l'ASBL pour entrer dans une formule plus entrepreunariale. » La nouvelle vie envisagée pour Péruwelz pourrait commencer par des matches que les « Rats » iraient disputer dès janvier dans les installations du Canonnier.
Et du côté de Mouscron, on reprendrait « comme il y a trente ans... On va essayer de remobiliser toutes les forces vives, tous ces bénévoles, partenaires locaux... qui ont construit le club petit à petit. On va tout reconstruire comme précédemment. » Avec une grosse différence, cependant : « On va y mettre des garde-fous beaucoup plus importants. », insiste Damien Yzerbyt. Et de l'argent ? Là, le député se montre plus que frileux : « Nous, côté communal, l'argent que l'on met dans le club, c'est le stade pour lequel nous continuerons à respecter tous nos engagements... »