Samuel HUSQUIN
Centre Perex, police des autoroutes, régie autoroutière… Daussoulx est véritablement le quartier général de la contre-offensive face aux attaques hivernales.
« C’était prévu mais pas à ce point-là », souffle un opérateur du centre Perex, tout en faisant défiler sur son écran les cartes météo et la progression des précipitations. «Ça y est : deux camions sont bloqués dans la côté de Wavre! », lance un voisin, avec un petit rire nerveux.
«Oui, c’est dimanche. Il y a moins de gens qui sont obligés de se déplacer. Mais ce sont aussi les départs en vacances. Et puis, le trafic, c’est aussi utile pour diffuser le sel que l’on épand et le mélanger avec la neige et le gel pour les faire fondre… », insiste Gérard Cimino, un oeil sur le mur d’écrans.
« Avec cette neige intense, les accidents sont peut-être plus nombreux mais d’une gravité relativement moindre », ajoute encore Laurent Pingaut, policier détaché au centre Perex. « Les gens voient la neige. Ils adaptent donc leur conduite. Ce qui n’est pas toujours le cas quand il n’y a que le verglas. »
« C’est apocalyptique ! »
«J’ai pris la main à minuit», intervient Muriel Héron, coordinateur des opérations à la régie autoroutière de Daussoulx. «Toutes les équipes sont sur les routes et on est monté en puissance. Mais ce n’est pas évident… »
«Des hivers pareils, je n’en ai jamais connu dans les années 90. Et puis, il semble qu’on est parti pour deux solides coup sur coup », grimace un collaborateur. Les appels tombent comme neige sur échangeur. «Quoi ? Il est coincé sur le viaduc de Beez ? (silence) C’est apocalyptique…» Muriel Héron accuse le coup. Puis réagit fermement.
«On va appeler Bini pour qu’il le remorque… Faut préparer les chaînes… » C’est le branle-bas de combat. La résistance s’organise. L’hiver n’aura pas le dernier mot. En tout cas pas de sitôt.