Michel Fourniret envisageait de ne pas assister au deuxième jour de son procès. C'est raté. Le tueur présumé est arrivé au palais de justice à 8h40. Monique Olivier était également du convoi.
C'est un convoi un peu moins protégé qu'hier matin qui est arrivé ce matin au tribunal de première instance de Charleville-Mézières.
A bord du convoi, les époux Fourniret dans deux voitures distinctes. Michel Fourniret assistera donc bien à cette deuxième journée d'audience, lui qui avait laissé entendre, un temps, qu'il serait absent.
Christophe Aubertin, le magistrat de presse, a expliqué que le tueur en série présumé a été forcé de venir par les forces de l'ordre.
Mais outre l'arrivée des accusés, l'agitation au Palais de justice de Charleville est bien moins forte que jeudi. On compte beaucoup moins de journalistes, cameramen, preneurs de son aux alentours du tribunal.
Les hommes de la sécurité avouent: "on a déjà bien moins de travail aujourd'hui. Pas de public ou presque jusqu'à présent. Regardez, il n'y a pas de file".
A l'intérieur du palais, la salle de presse en effervescence jeudi a retrouvé son calme. Pas de directs radios ou télé, pas de cris, pas de courses vers tel ou tel avocats.
Mais, dans la matinée, l'agitation pourrait reprendre avec le mouvement de grogne annoncé des avocats français qui devraient manifester contre la réforme de la carte judiciaire et le coût du procès Fourniret (1,9 millions d'euros). On annonce la présence de 200 personnes.
A l'ouverture de l'audience à 10h05, la manifestation n'avait pas encore débuté.
A Charleville-Mézières,
Olivier Deheneffe
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