Audience à guichet fermé
Le procès Fourniret passionne les habitants de Charleville. Cet après-midi, le tribunal fait même salle comble.
"Il n' y a plus de place", nous explique une employée du tribunal chargée du public. "On va faire des mécontents car des spectateurs font encore la queue dans la rue".
Dans les salles de diffusion, on attend la reprise du procès comme d'autres attendraient la suite d'Harry Potter au cinéma. Il ne manque finalement que les pop-corn. Un spectacle étonnant et tellement décalé avec l'ambiance pesante de la vraie salle d'audience où les parents des victimes revivent l'horreur.
Des spectateurs nous expliquent: "non, nous ne sommes pas là par voyeurisme, nous voulons voir comment ce monstre est vraiment". Et des parents de se défendre: "montrer à nos enfants que des gens dangereux à l'apparence normale existent, voilà aussi à quoi doit servir le procès de ce tueur".
Le programme de l'après-midi s'annonce, lui, chargé. Les enquêteurs namurois et dinantais doivent achever leur récit. Des extraits vidéo de l'interrogatoire de Monique Olivier seront aussi diffusés. Tandis que Marie-Noëlle Bouzet, la maman d'Elisabeth, a annoncé qu'elle souhaitait reprendre la parole durant l'après-midi.
A 14h15, Gilles Latapie, le président de la cour d'assises, n'a toujours pas ouvert l'audience.
Dans la salle bondée, le public s'impatiente... tandis que dans les pièces réservées aux parties civiles, on imagine qu'on profite encore de ces quelques moments de pause pour récupérer des premiers échanges de ce matin et de se préparer à devoir à nouveau affronter le regard du tueur et de son épouse cet après-midi.
A Charleville-Mézières,
Olivier Deheneffe










