Si le vol SN3621 de Brussels Airlines s'était crashé au bout de la piste 4 de Bruxelles-Nationale, c'est à peu près la moitié du petit monde cinéma belge qui aurait été décimée d'un coup. A quelques heures de l'ouverture officielle de Cannes, forcément, les vols vers Nice sont trustés par les journalistes, les producteurs, les distributeurs. On croise le toujours très bronzé Jean-Marie Grégoire (vous vous rappelez, sur RTL?) à la rangée 11, le trendy Hughes Dayez au fauteuil 23 A (près du hublot) et... oui oui, c'est lui, JCVD, alias Jean-Claude Van Damme, quelques sièges plus loin.
Discret dans un veston cintré et sous sa casquette de base-ball (les légendaires grands écarts de Jean Claude peuvent aussi être vestimentaires), Van Damme débarque à Cannes. Il a plein de projets, dit-il, et plein de nouvelles envies cinématographiques, dit-il aussi.
Mon confrère Hughes Dayez (toujours lui) me confiait à l'atterrissage qu'il avait pu deviser avec JCVD pendant une bonne vingtaine de minutes (un gars "aware" doit d'abord être cool dans sa relation aux autres gens "aware"), mais qu'il n'avait absolument rien compris des fameux projets de l'acteur. C'est que Van Damme, inventeur cosmique du bilinguisme en flux continu, aime toujours passer du français à l'anglais, inversément ou vice-versa...
Si le vol s'était crashé, c'est définitivement plus que quelques journalistes que le pays aurait perdu...
Mister Citizen Cannes
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