Je viens de sortir de la projection de Inglorious Basterds (deux mots inexistant en anglais, que l'on pourrait traduire par Les salopards sans gloire). Cela fait des mois que le buzz circule sur Internet autour de cette nouvelle farce de Quentin Tarantino, avec photos du tournage parisien, notamment, et pas mal d'hypothèses sur le contenu du film: on a parlé entre autres d'un Born to kill sur la seconde guerre mondiale, d'une variation sur Les douze salopards (de fameux apôtres, ceux-là), ou d'une Amélie Poulain meets the Germans. Raté: Inglorious Basterds, c'est un peu La grande vadrouille à la sauce tarantinienne, c'est à dire une comédie sous stéroïdes avec une sacrée dose de violence, un catalogue de références cinématographiques (ça devient presque un tic chez Tarantino) et un hommage au western de Sergio Leone (c'est le maestro Ennio Morricone qui signe la partition de ce film qui faillit s'appeler Once upon a time... in Nazi Occupied France). Le film suit les tribulations d'un commando (les fameux méchants gentils du film) envoyé en France à l'occasion de la première parisienne d'un film à la gloire du Reich, occasion de zigouiller le public, dans lequel devrait justement se trouver Adolphe. Les 2 H 40 passent comme une lettre à la poste, Tarantino convoquant de manière absolument jouissive une série de séquences chapitrées où alternent les face-à-face verbaux nourris de dialogues pétillants, des scènes d'action pure, des moments de comédie (c'est le Tarantino où l'on rit le plus), et quelques pics d'ultra-méchanceté dans la tradition du maître (les salopards ont par exemple l'habitude de scalper tous les ennemis de mèche avec les Allemands). Rajoutez à cette tambouille épicée un joli panel de stars (Brad Pitt, Diane Kruger, la frenchie de l'équipe Mélanie Laurent, Mike Meyers, ...), et vous avez une idée du dernier fantasme de l'ami Quentin. Inglorious Basterds
Mister Citizen Cannes
Comments