Francis Ford Coppola, deux fois palmé à Cannes (pour Conversation secrète et Apocalypse Now), présentait ce jeudi au grand public Tetro, un film intimiste, très personnel, tourné en noir et blanc. Comme c'est la coutume à la Quinzaine des Réalisateurs, Coppola est monté sur scène à l'issue de la projection, à la rencontre de son public. Très détendu, presque chez lui, mais pas vraiment disert pour autant, il a répondu pendant quelques minutes aux questions des festivaliers. Auxquels n'ont pas échappé les nombreuses correspondances entre Tetro et la trilogie du Parrain, notamment: le film évoque la relation difficile, conflictuelle voire ennemie entre deux frères, à l'ombre d'un père tout puissant. Difficile de ne pas y voir des réminiscences du destin fratricide qui lia Michael Corleone et son fère Johnny, principalement dans le deuxième opus de la saga mafieuse. "Il y a pourtant de grandes différences entre les deux films, a cabotiné Coppola. Dans Tetro, il n'y a pas quatre meurtres, pas de tête de cheval coupée, pas de mitraillette ni de pistolet..." Intérêt du public aussi pour la démarche autobiographique de Coppola, dont presque toute la filmographie témoigne de son attachement, presque de son obsession, à ses racines familiales. Toujours à cette figure paternelle. Ici encore, Coppola, n'a pas envie de franchir le Rubicon de la confidence. "Tout ce que vous avez vu dans Tetro est faux, a-t-il commenté. Avant d'ajouter : Mais peut-êre aussi tout est-il vrai..." On ignore encore si Tetro a déjà trouvé un distributeur pour la Belgique. Les côtés plus radicaux du film, le manque d'énergie qui y est insufflé dans la mise en scène, également (Coppola paraît artistiquement fatigué) sont des points faibles qui ne sevent pas la cause d'une distribution à grande échelle. Sauf que le réalisateur s'appelle, tout de même, Francis Ford Coppola. Mister Citizen Cannes
Quelle photo ! Je ne savais pas que Carlos était de retour à Cannes
Posted by: Jacques | 05/18/2009 at 05:13 PM