Des questions sur le flou
L'audience est suspendue jusqu'à mercredi 9h15. Les questions des différentes parties aux enquêteurs sont terminées. Rien de neuf n'est apparu.
Le témoignage d'Alain Remue et ceux des enquêteurs ont laissé place au temps des questions dans la salle d'audience du procès en assises d'Abdallah Ait Oud. Des questions qui n'ont pas réellement éclairé le dossier mais qui ont permis à chacun de comprendre un peu mieux encore les faits débattus.
L'avocat général Marianne Lejeune, les avocats des parties civiles mais aussi les jurés ont profité du jeu de questions-réponses pour tenter de trouver des explications aux quelques zones d'ombre que les témoignages très complets des enquêteurs n'avaient encore pu satisfaire.
L'enquêteur est formel
Qui est décédé en premier? Stacy ou Nathalie? Les enquêteurs ont renvoyé vers les experts qui viendront dans les prochains jours.
Est-il possible que personne n'ait rien vu? Les enquêteurs répondent là que c'est possible. "Il faisait nuit..."
Un homme seul peut-il réellement prendre de force deux enfants? Ici, l'enquêteur Cleeren est formel. "Oui, c'est possible".
Les camps fourbissent leurs armes
D'autres questions, encore, ont été posées parfois sur des points de détail... des détails qui pourraient trouver toute leur importance dans les deux semaines qui viennent. Quand les parties civiles se décideront à mettre Ait Oud face à ses confusions et ses contradictions ou que la défense commencera à pointer du doigt le manque de preuve formelle impliquant Ait Oud...
Car si les éléments montrés ce matin désignent logiquement Ait Oud comme le responsable de la disparition et de la mort de Stacy et de Nathalie (fragments végétaux, fibres de vêtements, cheveux, détecteur de mensonge), il reste, malgré tout, encore bien des zones d'ombre.
Et finalement qu'est-il advenu des petites Nathalie et Stacy entre le samedi 10 juin, 2h du matin, la dernière fois où on est certain de les avoir aperçues à la braderie, et le dimanche 11 juin, 5h, moment où les corps sont jetés dans le petit canal près du chemin de fer, si on en croit, du moins, le service qui contrôle l'écoulement des eaux et qui note une diminution significative du débit de l'eau du canal à cet horaire précis?
Réponse d'ici deux semaines et la fin du procès Ait Oud.
Olivier Deheneffe







