L'audience de ce matin a permis aux enquêteurs de rappeler qu'ils n'avaient négligé aucune piste, et ce dans l'espoir de retrouver les petites Stacy et Nathalie vivantes.
On dit qu'en matière d'enlèvement d'enfant, chaque minute compte. A Liège, dans la nuit et les jours qui suivirent la disparition, les enquêteurs comme la juge d'instruction sont persuadés d'une chose: ils ont bien fait leur boulot.
Dès l'appel de Catherine Dizier au 101 dans la nuit du 9 au 10 juin 2006, à 3h13 minutes et 22 secondes, les choses ont été prises avec sérieux.
Roger Cleeren l'a répété ce matin. "Toutes les pistes qui nous ont été données ont fait l'objet de vérification". Des pistes liégeoises et belges bien sûr mais aussi françaises, allemandes, espagnoles... Tout a été vérifié par les enquêteurs belges ou étrangers.
Fouilles, renforts, enquête de voisinage, photographie aérienne... "On a utilisé les gros moyens", se souvient Roger Cleeren, commissaire à la police judiciaire fédérale. "Des gros moyens parce qu'à chaque moment on a espéré retrouver les petites filles vivantes".
Témoin capital
Mais finalement, la seule piste sérieuse leur apparaît au moment où Christelle Bertho, la petite amie d'Ait Oud et son patron au café "les Armuriers" annoncent aux inspecteurs de la police locale la disparition d'Abdallah Ait Oud. Les enquêteurs liégeois regardent alors s'ils ont des traces dans leurs archives de cet Ait Oud. Ils voient qu'il a déjà été impliqué dans une affaire de moeurs sur mineur... "Ait Oud devient le témoin capital dans la disparition de Stacy Lemmens et Nathalie Mahy", lâche Roger Cleeren.
Trois mètres à sa gauche, Ait Oud ne bronche pas.
Olivier Deheneffe
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