Costume sombre, lunettes noires, cigarette au bec, vin rouge sur piano, toute
une ambiance que l'on retrouve dans son dernier album Manhay. «Je vous dois quelque chose, a-t-il dit au
public. J'ai en effet enregistré mon dernier album dans la région et j'ai
donné le nom de la commune à mon album Manhay.» Grâce,
au chanteur, on a pu voir que le LaSemo
festival attire un public largement issu d'ailleurs. «Bande d'immigrants», lâchera-t-il en boutade avant
d'enchaîner avant un Victory, pour réconcilier Flamands et Wallons. La
grande classe ! + Nos impressions et nos photos sur les deux jours du LaSemo
Tête d'affiche de la journée inaugurale, Daan
Stuyvens et son projet solo Daan, a tenu toutes ses promesses au LaSemo Festival de Hotton. Le
chanteur flamand a proposé un concert maîtrisé de bout en bout, mené par sa voix
caverneuse et à la fois chaleureuse.
J. B.
2e édition entre les gouttes
Tous les organisateurs de festivals vous le
diront : organiser la deuxième édition d'un événement qui a connu un
joli succès d'estime l'année précédente peut vite se révéler piégeux.
Pas de problèmes a priori du côté du Lasemo festival, le festival
durable de Hotton, où musique et sensibilisation à l'écologie vont de
pair.
Le public répond déjà présent lors de la journée inaugurale
de vendredi. Les Marchois de Full of Suédoises, l'un des deux
vainqueurs des tremplins du Printemps, ont confirmé tout le bien que
l'on pensait d'eux. C'est ensuite au tour de Suarez, le groupe à succès
de ce printemps de venir interpréter ses légères ritournelles. Leur
single «On attend» comprend un refrain qui pourrait se révéler
l'hymne du festival durable.
Pour éviter l'attente entre chaque
concert, les organisateurs ont eu la bonne idée de faire appel à
quelques orchestres et fanfares qui ont bien chauffé le public. Ainsi,
la fanfare locale les Joyeux Travailleurs d'Hotton avait-elle été
invité à ouvrir le festival. La country de Moriarty et sa chanteuse à
la voix envoûtante ont également conquis le public. Que dire de Daan et
de sa prestation sans faille (lire par ailleurs).
En début de
nuit, les festivaliers en avaient encore sous le coude pour transformer
la plaine de l'Oneux en véritable dancefloor, animé par le DJ du jour,
le célèbre Cosy Mozzy.
Le samedi, entre les gouttes
La
journée du samedi a elle aussi répondu aux attentes, même si les
festivaliers, un peu endormis par la nuit au camping, ne se pressent
pas à l'avant de la scène. Le groupe BaliMurphy arrivera tout de même à
faire bouger quelques popotins. Sur la petite scène, le Rythme des
fourmis tape sur des tonneaux... et c'est numéro un ! Des intermèdes
bienvenus, histoire de garder chaude l'ambiance. C'est que les nuages
cachent le soleil.
Retour sur la grande scène. Après la voix suave d'Émily Loizeau, et notamment sa reprise de Sweet dreams,
une marée humaine déferle du fond de la plaine pour le groupe le plus
attendu de la journée : La rue Ketanou. D'emblée, les Français donnent
le ton : «On va vous jouer une chanson de Paris. C'est pas parce
qu'elle parigote, qu'elle est pas rigolote. Allez les choeurs de Hotton». Et le public de reprendre avec enthousiasme les paroles déjantées mais si vraies du groupe aux sonorités tzigane et folk.
Julien BIL & Leslie BOSENDORF

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