Les Ardentes, le festival à vocation pop, rock et electro, n’a plus à rougir face à ses concurrents : son affiche est aussi belle que celle de Werchter ou du Pukkelpop, même s’il manque sans doute une ou deux stars planétaires d’envergure pour faire vraiment trembler les Flamands. Voici les choix de Showcase, toujours subjectifs et forcément trop sélectifs, toujours à prendre avec des pincettes. Et sans hip-hop puisque nous consacrons un papier au genre très représenté à Liège plus loin sur ce blog. (Photo : dominique houcmant aka goldo)
+ Une découverte par jour aux Ardentes
+ Le hip hop se taille une place aux Ardentes
Jeudi 9 juillet
Herman Düne, Parc, 17h20-18h20
Avec ses cuivres, percussions souples et voix rauques, le duo barbu Herman Düne a pris sa juste place au sein de la scène antifolk, celle qui mêle des influences punk à son folk loufoque. Surtout depuis le très apprécié Next Year In Zion, de fin 2008. Comme CocoRosie ou le précurseur Jeffrey Lewis dont on vous parlait il y a peu sur Showcase. Mais Herman Düne a ceci de particulier que le duo est français. Idéal avec le petit cocktail apéro, en ce début de soirée du premier jour.
Metronomy, HF6, 21h30-22h30
Le collectif anglais Metronomy s’est fait connaître par ses remix non autorisés de Britney ou U2, puis par ses versions commandées de Goldfrapp, Franz Ferdinand ou Charlotte Gainsbourg. Mais c’est en vrai band electrorock de scène que la bande débarque à Liège, mélangeant allègrement synthés eighties, vocoders et cordes hurlantes dans un aglomérat de funk, de pop et de punk. Une fois fatigués, vous irez vous reposer les oreilles, et le corps endolori, sur le set d'Emiliana Torrini à 23h45 dans le Parc.
Vendredi 10 juillet
Paul Kalkbrenner, 22h30-23h30, Aquarium
Le fantastique producteur allemand, que l'on a enfin pu voir dans le (décevant) film Berlin Calling jeudi dernier au Brussels Film Festival, viendra jouer live son coktail doux et sucré de techno minimale, d'electronica et de house. Très apprécié chez nous depuis la diffusion à haute fréquence de son tube Sky and Sand, il devrait achever de conquérir le dancefloor avec sa techno qui réintroduit enfin la mélodie dans la froideur allemande. Dans la lignée de Ricardo Villalobos ou de Gui Borrato.
Gossip, 00h-01h, Parc
Immanquable, le trio américain Gosspi est devenu superstar après le tube Standing in The Way of Control. Le charisme de sa chanteuse tonitruante Beth Ditto, l'application de son claviériste-guitariste Brace Paine et la maestria secouante de la batteuse Hannah Blilie retourneront le Parc Astrid sans aucun effort. Ou quand même ce petit déhanché continuel et ces grands moulinets de bras costauds qui feront suer sa boudinée et charismatique leader. Le soul la plus punk au monde. Le punk le plus soul au monde.
Samedi 11 juillet
The Experimental Tropic Bluesband, HF6, 19h40-20h30
Le Dirty Wolf, le Devil d'Inferno et le Boogie Snake vômiront leur rock'n'roll cradingue, sauvage, bluesy, bestial et hâché sur les chevelus qui auront le courage d'assister à leur set tendu. Rageur, le trio local a toujours plus d'un enchaînement savant pour assomer le public immanquablement plus sage que lui. Haut parleur, cordes tendues, cris rauques et rythme intenable vous emmeneront en enfer.
Amon Tobin, HF6, 22h30-00h
Au milieu de la déferlante electrorock emmenée par la superstar Erol Alkan dans l'Aquarium, un détour par le HF6 s'impose pour assister au concert d'un des derniers dinosaures de l'intelligent dance music des nineties, le Brésilien Amon Tobin. Entre électronique savante, samples world, breakbeat compulsif, drum'n'bass épileptique et bande originale de jeu de combat, le mythique producteur a toujours pris le temps de soigner ses lives au climat inquiétant.
Dimanche 12 juillet
Alela Diane, HF6, 18h10-19h
La timide américaine est devenue en moins d'un an la reine du folk alternatif mondial. Avec ses amis Devendra Banhart, Mariee Sioux ou Sufjan Stevens, elle est devenue le porte-drapeau d'une certaine conception de l'americana, teintée de psychédélisme et de folie. Même si ses compositions personnelles, très intimistes toutefois, restent apparentées aux bandes originales de l'amérique sauvage et profonde, peuplée d'étalons en liberté et aux canyons fendus de cascades éclatantes.
Ghinzu, Parc, 00h-01h30
On aurait pu dire Cold War Kids, qui n'importe où ailleurs ferait tête d'affiche. On aurait pu dire Ozark Henry qui, exilé, se fait rare en Belgique avec sa perfection maladive sur scène. Mais on dira Ghinzu. Parce que le Mirror Mirror des Bruxellois ose enfin s'éloigner de l'incontournable Blow. Mais aussi parce que l'incontournable Blow risque encore d'arracher des larmes en apothéose de ces Ardentes.
Julien RENSONNET
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i - le line up complet sur le site des Ardentes

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