Pas toujours aisé de s'y retrouver dans la progra des festivals. Évidemment, Les Ardentes ne sont pas Dour. Il ne faut pas avoir lu toute la presse musicale alternative et tous les blogs influents pour y faire son marché. Mais quelques noms programmés assez tôt méritent un coup d'éclairage. Voilà 4 choix parmi d'autres qui devraient satisfaire les curieux: Yo! Majesty, The Field, The Hickey Underworld et Madensuyu. (Photo : dominique houcmant aka goldo)
Jeudi 9 juillet
Yo! Majesty, Parc, 16h10-16h50
Dans la lignée des rappeuses féminines Ebony Bones, Santigold (qu’on se réjouit de voir à Dour) ou M.I.A., le duo lesbien Yo! Majesty catapulte son hip hop dans une marmelade world, house et electro que ne renieraient ni le DJ Diplo dans ses mix, ni le collectif kuduro Burak Som Systema. Typique du syncrétisme mondial actuel.
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Vendredi 10 juillet
The Field, Aquarium, 21h30-22h30
The Field est le projet du suédois Axel Willner, hébergé sur le sélectif label allemand Kompakt. Sa techno contemplative, qu’il jouera live à Liège, ravira autant les fans du label Border Community que les plus pur talibans de la minimale. Terriblement construite, excessivement progressive, cette musique est aussi éloignée des canons actuels de l’electro française à la Ed Banger et Justice que Le Grand Jojo ne l’est de Gainsbourg. Une respiration, un appel d’air, un envol salvateur.
Samedi 11 juillet
The Hickey Underworld, Parc, 15h-15h40
Starifié en Flandres après la victoire lors du Humo Rock Rally, le quatuor The Hickey Underworld a placé son rock tendu sur les podiums de Werchter il y a deux dimanches. Coupable d’un son tranché, proche de Queens of the Stone Age ou Eagles of Death Metal, le groupe devrait bientôt acquérir auprès du public wallon féru de son costaud la reconnaissance qu’il recherche.
Dimanche 12 juillet
Madensuyu, Parc, 12h30-13h10
Il faudra se lever tôt pour avoir la chance d’entendre ce binôme guitare-batterie qui dégage plus d’énergie que Metallica sur le Main Stage de Werchter. Passant des boucles samplées sur PC et des riffs samplés en direct, ces Flamands qui ouvrent pour Ghinzu s’inspirent de Mogwai et d’Archive pour déclencher une fureur post-rock assourdissante, moderne et excessivement originale chez nous. Sur leur joli MySpace trop peu fréquenté, on vous conseille le sublime Papa Bear, découvert sur la BO d’Ex Drummer aux côtés d’Arno, et présent sur le premier de leurs deux albums sortis chez nous dans un anonymat consternant.
Julien RENSONNET
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