Difficile de cerner Julien Doré. Son album alterne bons et moyens titres. C'est donc avec une certaine curiosité qu'on a été voir le gaillard sur la scène du HF6. Et ça valait le déplacement car le Français a tout donné. Dansant, sautant, grimpant sur les enceintes... il était partout, hypnotisant les festivaliers qui s'étaient pressés en masse dans la salle. Sur scène, Doré déballe ses morceaux, s'offre un duo avec Coeur de Pirate et glisse sa célèbre reprise de "Moi, Lolita" mais qu'il écourtera rapidement. Il termine son set sur morceau déjanté qui a dérouté plus d'un fan mais qui fut longuement applaudi.
On fera l'impasse sur Ozark Henry, histoire d'aller chercher des victuailles et d'être en position pour le feu d'artifice annoncé (et espéré). Les organisateurs du festival voulaient terminer ces 4 jours avec un groupe marquant, ils n'ont pas réfléchi longtemps avant de choisir Ghinzu. Leur dernier album sous le bras, les 5 musiciens n'ont pas fait dans la dentelle. Le set proposé puise ses racines dans "Mirror Mirror" mais John et sa bande ne font pas l'impasse sur les hits qui les ont fait découvrir auprès du grand public. Après 1h20 de concert (et un rappel), les chevaliers Ghinzu s'en vont définitivement. Dommage, on n'est pas encore rassasiés mais on est nettement plus convaincus que lors de leur dernier passage.
Les photos sur http://www.actu24.be/article/mag/musique/57000_festivaliers_aux_ardentes/316285.aspx
A. Wer.

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